Premiers jours à La Paz

C’est d’abord dans l’obscurité que nous avons découvert La Paz, ou plus exactement El Alto, une ville de 850 000 habitants perchée au-dessus de la première. En taxi depuis l’aéroport international, la descente a été progressive, tout comme le spectacle…

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Nos regards sont captivés par les lumières de la ville, seuls points de repères pour nous dans un environnement totalement inconnu. La route serpente pour rejoindre le centre de La Paz. Au détour d’un virage, les sommets qui entourent la ville apparaissent, nettement découpés à contre jour par le soleil en train de se lever. Le décor est magique. A mesure que la lumière du jour s’établit, nous découvrons la ville plus en détail : son relief, ses maisons en brique rouge, ses habitants levés aux aurores hélant un micro (petit bus) sur le bord de la route, ses chiens errants, ses graffitis… Le temps d’arriver dans la rue de notre hôtel et nous sommes en plein jour.

Les trois journées qui suivent nous ont laissé le temps de nous imprégner des ambiances de la ville et de nous acclimater, tout en récupérant du long voyage Paris-La Paz.

Si nous devions résumer La Paz, nous dirions que c’est la ville de tous les contrastes. Le bruyant Mercado Negro (le marché noir) et la gare centrale, animée par les crieurs annonçant les départs de cars, tranchent avec le calme de la Calle Jaén. Dans cette rue historique, quatre musées invitent à découvrir l’histoire de La Paz et de la Bolivie, de la civilisation précolombienne aux périodes de révolution, en passant par l’accès du pays à la mer.

La course effrenée des taxis, micros (petits bus), truffis (minibus ou vans) et motos, contraste avec le pas lent des habitants, qui semblent parfois assoupis au coin des rues en mâchant la feuille de coca. Celle-ci est un bon remède contre le soroche (mal des montagnes) mais aussi une vraie tradition en Bolivie.

Sur les trottoirs, des stands fleurissent pour vendre tout et n’importe quoi, bien que ce désordre apparent soit assez organisé : chaque type de produit a un secteur de vente attitré (par exemple telle rue pour la quincaillerie, telle autre pour les chaussures…). Une promenade dans La Paz est rapidement riche en couleurs : les femmes en tenue traditionnelle colorée, les étals sur les marchés, le drapeau bolivien, les micros rouges, verts ou bleus, les (inombrables) tenues policières, et toujours l’imposant sommet blanc de l’Illimani au loin.

Enfin, pour prendre de la hauteur, rien de tel qu’un voyage en téléphérique, une infrastructure moderne qui relie entre eux des quartiers opposés, tant géographiquement qu’économiquement. La vue depuis El Alto (4 095 mètres) au sommet nous impressionne. Quinze minutes plus tard, nous revoilà au milieu de l’agitation de La Paz, dans un taxi où la ceinture de sécurité est en option, en direction d’un restaurant végétarien. Nous prenons des forces avant le long trajet jusqu’à notre prochaine étape : Santa Cruz de la Sierra.

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